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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 04:39

Fouilles et vestiges archéologiques à St Jean et autour de St Jean.

 

Dans son livre "Notice archéologique sur le département de l'Oise" paru en 1856, Louis Graves rapporte que dans le village même de Saint Jean aux Bois, on déterra en 1816, une palette à encens, des fibules et des agrafes du même métal.

 

M. Pannelier, faisant une plantation à La Muette, découvrit une hache de bronze portant la bélière, c'est-à-dire un anneau fixé et fondu avec la pièce. Il y a lieu de croire qu'il existait à cet endroit une manufacture de ces armes, puisqu'on trouva non seulement plusieurs haches entières et les manches de quelques autres, mais aussi des restes de la matière préparée pour cet usage.

 

Chacun connaît les vestiges de la chaussée Brunehaut dont une section, descendant de La Fortelle, passe entre le bas de Four d'en Haut et St Nicolas de Courson.

 

La forêt contient d'autres vestiges de chaussées. Des travaux de défoncement effectués en 1820 derrière le hameau de Malassise, mirent au jour des restes s'étendant au loin vers le carrefour des Mares St Louis. On indique un ancien chemin venant de Saint Sauveur à La Brévière, traversant la route de La Michelette après le carrefour Antonin, dont le trajet est marqué par des tessons de tuiles à rebord et par des vestiges de constructions.

  

Découvertes archéologiques autour de St Jean

 

Nous avons déjà évoqué très brièvement quelques découvertes archéologiques faites dans le village et ses alentours. Nous y revenons un peu plus longuement, non pas pour tout explorer mais afin de donner un simple aperçu de ces découvertes.

 

Napoléon III s'intéressait beaucoup aux fouilles archéologiques et bien souvent il y participait lui-même. Il charge en 1861 M. Albert Roucy, juge à Compiègne, d'une mission archéologique spéciale. L'année suivante celui-ci remet son rapport à l'Empereur1.

 

CANTON DE SAINT JEAN AUX BOIS

 

Nous n'avons extrait de ce rapport que les chapitres qui concernent St Jean aux Bois.

Pe-rime-tre-des-fouilles-copie.jpgEn venant de Four-d'en-Haut, sur un emplacement situé avant d'arriver à St Jean aux Bois, existe une enceinte limitée par les routes de Villers-Cotterêts, du Pont Cardon et de La Landeblin.

 

L’antiquité y a laissé plusieurs vestiges. Indépendamment de quelques murs en pierres d’appareil, ont été dégagées des sortes de fourneaux avec des petits piliers carrés formés de larges briques plates superposées. Le sol a fourni beaucoup de décombres, parmi lesquels des morceaux d’enduits recouverts de peintures à plusieurs teintes.

 

Un objet assez curieux à mentionner y a été trouvé. Il s'agit d'une petite chouette ou d'un petit hibou en bronze qui ornait sans doute, la poignée d’une arme, d'un vase, ou de quelque autre meuble.

 

Des vitrifications et scories nombreuses trouvées à la même place pourraient expliquer l’existence et l’usage des fourneaux faisant probablement partie d’un petit établissement industriel.

 

 SAINTE PERINE, LA BREVIERE

 

Auprès de l’étang de Ste Périne, du côté opposé à la route de Crépy près du carrefour des Amoureux, on rencontre en abondance les mêmes scories et les mêmes vitrifications qu'à St Jean.

 

Elles sont mêlées à des tuiles à rebords et autres matériaux. Il pourrait s'agir là d’anciens ateliers de verrerie ou de poterie.

 

Près et au sud-ouest de La Brévière, à droite et à gauche de la route du Marais et de l’Échelle vers le carrefour Sainte Périne, l’antiquité a laissé des empreintes bien accusées. De légères fouilles y ont mis à jour des murs d’appareil, des aires formés par des massifs marbrés de ciment et de terre cuite, des enduits recouverts de peinture et des fragments de mosaïque commune blanche et noire.

 

A noter une particularité qui vient de l'agencement de tuiles faîtières rapprochées l’une sur l’autre à leur base, pour former conduits ou tuyaux sur une petite substruction quadrilatère. On trouve aussi beaucoup de débris de vases en terre. Il est probable que cet endroit a autrefois fourni bien des matériaux pour l’édification première du hameau de La Brévière.

 

Nous pourrions citer encore des vieilles monnaies, des objets en bronze, des statuettes et beaucoup d’autres trouvailles recueillies dans l’enceinte même du vieux palais de Cuise et que M. Lucien Le Roy, maire de 1884 à 1894, proposait de faire figurer un jour dans le musée forestier qu'il envisageait d’installer dans la salle capitulaire restaurée.

 

Ce musée ne vit jamais le jour et les objets qu’il lui destinait ont malheureusement disparus depuis bien longtemps.

 

******************************

1. Ce rapport a été lu devant la Société historique de Compiègne lors de ses séances des 16 juin et 21 juillet 1898

Louis Graves géologur et botaniste. Fut nommé directeur générak des forêts en 1854. Fut galement secrétaire général de la préfecture de l'Oise.

Pannelier Pierre Lucien.Receveur des bois, entrepreneur des plantations de la forêt de Compiègne.

 

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