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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 04:42

Qu’il est agréable pour chacun d’entre nous, en ouvrant le robinet de la cuisine ou de la salle d’eau, de voir celle-ci en jaillir.


Mais sait-on qu’il n’en a pas toujours été de même, et il n’y a pas si longtemps de cela. A peine plus d’un demi siècle !


P1010052.jpgSaint Jean a le privilège d’être au cœur d’un réseau de ruisseaux et de sources qui lui ont toujours fourni l’eau nécessaire à ses besoins. Les habitants, dont ces besoins étaient à une époque, moindres que ceux dont nous avons pris l’habitude d’avoir de nos jours, se satisfaisaient de cette situation.


Depuis toujours puiser l’eau dans le ruisseau ou dans les puits convenait sans que cela pose problème.


Toutefois, si l’eau du ruisseau suffisait à certaines utilisations comme la lessive dont nous avons récemment décrit la pénibilité, « l’abrevage » des animaux, la toilette ou l’entretien de la maison, la consommation alimentaire, à un certain moment ne s’en satisfaisait plus. Les jardins, le plus souvent étaient arrosés par l’eau de pluie précautionneusement récupérée.


1905 Pompe au puitsIl convenait de puiser l’eau dans un lieu plus convenable à ces besoins. La nappe phréatique semblait plus propice à donner satisfaction. C’est pourquoi, les puits apparaissaient appro-priés, pour tous ceux disposant d’un terrain et de moyens finan-ciers pour le faire creuser. Quelques maisons du village possédaient leur puits. Certains étaient mitoyens à deux habi-tations. Nous pouvons en voir encore quelques uns, qui aujourd’hui ont plus un rôle décoratif qu’utilitaires. Pour les autres, en particulier ceux de la rue des Abbesses, le puits communal était la seule possibilité.


Seuls les châtelains de La Brévière, ayant reçu l’autorisation de capter l’eau de la source de La Michelette s’étaient fait installer l’eau.


Il restait que la corvée d’eau, le plus souvent effectuée par les femmes ou l’aîné de la famille, était très fatigante lorsqu’il fallait remonter le seau de près de dix mètres de profondeur.

 

Le-puits-communal-copie-1.jpg


C’est ce qui amène le conseil municipal, dans sa séance du 13 août 1905, à décider « d’établir une pompe au puits communal et de boucher l’ouverture du puits au moyen d’une porte » et demander au sous préfet l’autorisation de prélever sur le budget supplémentaire, une somme de 300 francs à cet effet.


Évidemment il ne s'agit que d'une pompe à bras, mais bien moins pénible à manœuvrer que de tirer sur la chaîne.


Pendant de nombreuses années, l’alimentation en eau potable, se fera de cette façon pour la majorité des Solitaires sans trop de problèmes. Jusqu’à ce jour du mois de janvier 1926, où le froid persistant et la température, au plus fort de la journée ne dépassant pas les moins 5 degré, l’eau fut gelée dans le corps de la pompe. Malgré les moyens traditionnels de protection, pompe enveloppée de foin ou de fumier frais (bonjour l’hygiène), rien n’y fit. La seule solution fut de rétablir l’ancienne chaîne. Tirer sur la chaîne par moins 5 devait être un exercice agréable !

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Published by niddanslaverdure
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pimprenelle 14/05/2013 17:28


Elle glissait dans les doigts gourds !


Oui, c'est bien de rappeler tout cela. Je parle facilement de ce temps pas si lointain.


Bisous vos deux.

niddanslaverdure 14/05/2013 18:14



Lorsque j'avais une dizaine d'années, j'étais en Normadie. Il y avait un puits qui faisait 63 mètres de profondeur. L'eau était remonter par une chaîne à godets. Il fallait être deux et tourner
une immense roue et crois moi j'en bavais à l'époque pour ne seulement remplir qu'un seau.


Bisous du soir.



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