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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 05:24
Les Orgues
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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 05:32

 

Parmi les baux trouvés aux archives départementales, le premier bail concernant Saint-Jean date du 1er avril 16924. Il concerne la location de la ferme5.

 

Notons qu’un certain nombre de baux figuraient déjà dans ces archives, puisque l’abbé Dangu dans sa monographie de 1911, en cite quelques uns. Mais les plus anciens qu’il nous donne à connaître ne remontent qu’à 1720.

 

L’événement essentiel qui a permis de remonter plus en avant, c’est le dépôt des archives notariales de Maître Tessier, notaire à Compiègne, lorsque celui-ci a cessé ses activités. Des liasses de baux, antérieures à 1700, nous ont fait connaître des faits jusqu’ici ignorés.

 

C’est au milieu de celles-ci que nous avons pu trouver le bail concernant la ferme de Saint-Jean et qui apparaît comme étant un des premiers baux signés par les chanoines aux habitants du lieu.

Les baux de Saint-Jean-aux-Bois

Le bail est consenti à Jean Perdu, laboureur demeurant à Troly. Nous pouvons nous poser la question, pourquoi aller chercher si loin un fermier alors que quelqu’un sur place aurait pu tout aussi bien assurer cette fonction ? La réponse tient vraisemblablement dans la question.

 

Existait-il sur place quelqu’un ayant des connaissances suffisantes de la terre, pour diriger une exploitation somme toute assez importante ?

 

Au 17e siècle le métier de laboureur était considérer comme étant élevé au niveau social. C’était un personnage respecté ayant rang dans les personnalités du village, presqu’au même titre que le meunier ou le charron, par exemple.

 

Nous l’avons écrit, l’abbaye possédait de nombreux biens égaillés dans les localités voisines. C’était le cas pour Troly. D’autre part Perdu n’était pas un inconnu pour les chanoines puisque son nom apparaît dans au moins un acte de ce lieu, parmi ceux que nous avons retrouvé.

 

De plus, qui aurait eu à Saint-Jean les chevaux et matériel agricole pour, par exemple comme il est écrit dans l’acte : « promet aussi ledit preneur de charrier avec six chevaux et charrettes à ses frais et dépens… ».

 

C’est ainsi que le nom de Perdu, et de sa femme Anne Gille, apparaissent pour la première fois à Saint-Jean, notamment à l’occasion de la naissance de jumelles, Antoinette et Anne, le 18 février 1693.

______________________________________________________________________________________

4 Notons que c’est l’ordonnance de Charles IX datée de Roumiller en Dauphiné le 4 août 1564 et enjoignant de dater les actes publics et particuliers en commençant l’année avec le mois de janvier ne fut adoptée définitivement que l’an 1567.

5 Ce bail figure dans la série 2 Ep 19/208.

à suivre…

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 05:28
Expo 2015
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 05:27
Pétanque 2015
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 05:37
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 05:28
Les baux de Saint-Jean-aux-Bois
Les baux de Saint-Jean-aux-Bois
Archives du docteur Bresset

Archives du docteur Bresset

1662 est l’année où la réformation de la forêt sur ordre de Colbert est entreprise3. Elle aboutira en 1669 à la réforme générale des Eaux et Forêts.

 

Pour mener à bien cette réforme, la présence d’hommes aptes à mener les différentes tâches nécessitées par ces changements est primordiale.

 

La présence en plein cœur de la forêt d’un lieu propice à accueillir une population pouvant répondre à ces besoins, sera déterminante pour la naissance d’un village qui sera essentiellement tourné vers l’exploitation forestière et par les différents métiers qui y sont liés. Nul doute que de nombreuses familles seront attirées par ces travaux.

 

Pour loger ces arrivants, les chanoines avaient très certainement fait bâtir des maisons selon une configuration que nous pouvons encore voir dans le cœur historique du village.

 

Comme l’ensemble des terres constituait la propriété de l’abbaye, chaque nouvelle demeure entrait dans les biens de la communauté religieuse. D’où l’apparition de baux consentis à tous ceux qui prétendaient s’installer dans l’enceinte de l’abbaye.

 

Les chanoines, et les abbesses avant eux, pratiquaient déjà cette forme de baillage de biens. Tout au long de son existence l’abbaye avait acquis par dons et offrandes de nombreuses propriétés dans les environs et parfois éloignés de Saint-Jean tels Pompoint ou Troly pour exemple.

 

Nous retrouvons dans les archives un certain nombre de ces baux. Tel celui signé le 24 juin 1687 par devant maître Waroquier de la châtellenie et prévôté de Pierrefonds entre le révérend père Nicolas Lecomte religieux et chanoine régulier et Jean Boullant manouvrier demeurant à Troly paroisse de Breuil. Nous en trouvons un certain nombre concernant Compiègne, Blérancourdelle dans l’Aisne, Royalieu, Clairoix, Pompoint, Pont Saint Maxence.

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3 Monique Harlé d’Ophove dans son livre : « La forêt de Compiègne de la réformation de Colbert à la révolution ».

 

 

à suivre…

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 05:51
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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 05:44

 

Le deuxième aspect qui favorisera la venue de population extérieure est directement lié à la forêt et à son exploitation.

 

Pendant une très longue période, les coupes de bois, faites en fonction des besoins de financement des dépenses du royaume, ne revêtaient qu’un aspect extraordinaire. L’étendue des massifs forestiers, leur apparente réserve inépuisable, une population peu importante ayant des besoins limités, faisaient que chacun se souciait peu de l’état général de la forêt et de sa préservation.

 

Il en va tout autrement lorsque la situation se modifie vers le moyen âge. L’augmentation du nombre d’habitants, le développement des villages, bourgs et villes, l’extension de la surface des terres cultivables, amènent à la fois des besoins nouveaux liés à un recul des surfaces forestières. Les besoins en bois deviennent de plus en plus importants. Les matériaux de construction, le matériel agraire, le développement de la marine et des transports fluviaux, etc. et surtout les besoins en bois de chauffage, font que la forêt ne paraît plus comme une matière inépuisable, mais comme un élément qu’il faut préserver par la mise en place d’une exploitation rationnelle tout en ayant le souci de préserver l’avenir de son développement. Il apparaît que si aucune mesure n’était prise la forêt française irait vers une disparition irrémédiable.

 

Pour faciliter la surveillance et la conservation de la forêt, celle-ci est divisée en un certain nombre de gardes, elles-mêmes divisées en triages. D’après Carlier (Histoire du Valois) l’origine en remonte à Philippe Auguste.

 

Suite à deux ordonnances de Charles IX données, l’une le 3 février 1562 sur la réformation des domaines royaux du comté et bailliage de Senlis et Compiègne, l’autre le 21 janvier 1563 sur la vérification et la réformation de tous les bois et forêts afin qu’ils soient mis et réglés en coupes ordinaires, il est procédé du 18 juillet au 30 août 1564, au mesurage de la forêt de Cuise, garde par garde, triage par triage, article par article.

 

L’abbaye de St Jean aux Bois se situe sur la quatrième garde, qui prendra plus tard le nom de Garde de La Fortelle, étant elle-même divisée en trois triages. Le hameau de l’Hermitte (Ste Périne) et La Brévière sont situés sur la septième garde (du carrefour des routtes), triage du Palis de Rouet. Malassise, une partie des terres labourables et des étangs de St Jean se situant sur la huitième garde, triage des Mares des Jaux.

Les baux de Saint-Jean-aux-Bois
Les baux de Saint-Jean-aux-Bois
Les baux de Saint-Jean-aux-Bois

à suivre…

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 05:23
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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 05:16

 

La lecture du premier registre paroissial daté de 1650 nous permet de penser, bien que nous n’ayons pas d’indications formelles, qu’un peu avant cette date une petite population s’agglomère autour de l’abbaye. Aussi, de premières maisons d’habitation apparaissent dans ce que nous nommons actuellement la Grande cour et plus particulièrement le long des douves, à la hauteur de l’actuelle rue des Abbesses. Le nombre relativement peu élevé de religieux, comparé à celui des religieuses qu’ils remplacent en 1634, fait qu’ils eurent besoin d’une main-d’œuvre plus importante pour entretenir ce couvent somme toute important.

Les baux de Saint-Jean-aux-Bois

Ceci constitue le premier aspect de ce qui allait permettre un élargissement de la population de Saint-Jean.

 

La lecture de ce premier registre, pour ne prendre que les cinq premières années, fait apparaître au mois de février 1650 une naissance au moulin, deux en 1652 à la ferme, le 7 janvier et le 1er mai, une au moulin le 14 avril 1653, deux dans la cour de céans le 17 mai et le 4 décembre 1654. Nous ne notons qu’un seul mariage le 21 mai 1651. Quant aux décès, nous en avons un le 12 avril 1651 en la maison du pont, un autre du 14 février 1652 également à la maison du pont, un dernier le 7 septembre 1653 en cette cour.

 

Ainsi se rend-t-on compte qu’en 1650 la population agglomérée autour de l’abbaye restait extrêmement faible.

 

Pourtant l’examen de ces cinq premières années du registre signale 25 naissances, 4 mariages et 26 décès. Mais la majorité de ces actes ne concernent que les hameaux ou lieux-dits extérieurs à Saint-Jean, notamment La Brévière, Sainte-Périne, et même Vaudrampont, Saint-Nicolas-de-Courson et Four-d’en-Haut.

 

Jusqu’aux environs de 1675, les actes concernant ces lieux resteront majoritaires, bien qu’au travers des naissances et mariages apparaît une tendance laissant penser à une arrivée de population, sans toutefois pouvoir préciser le nombre et l’endroit précis de leur habitat, le rédacteur de l’acte se contentant d’écrire la plupart du temps « dans la cour ». Mais compte tenu du nombre plus élevé de familles que vingt ans auparavant, nous pouvons penser qu’en cet endroit de nouvelles maisons se sont élevées.

 

Avec la fin des années 1680, nous voyons apparaître sur quelques actes, accolé au nom des pères, le métier exercé par ceux-ci. Et nous découvrons celui de « Baucheron » et « Boquillon ». Lorsque dans les années 1695 et surtout à partir de 1700, le métier figurera dans chaque acte, nous pourrons affirmer qu’une population extérieure était venue grossir les rangs des habitants primitifs de Saint-Jean.

Les baux de Saint-Jean-aux-Bois

à suivre…

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