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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 05:06

 

Les archives communales renferment un certains nombre de contrats de mariage signés au XVIIIe siècle en vue des prochaines épousailles de certains jeunes gens du village. Il paraît intéressant d'en publier les plus significatifs.


Le contrat de mariage est un acte qui a pour objet de régir par avance ce qui va se passer au point de vue des biens entre les futurs époux, de spécifier à qui appartient tel ou tel bien, de dire quels seront les droits et les pouvoirs du mari et de la femme.

 

Sous l’ancien régime et jusqu’au XVIII siècle il était extrêmement fréquent de faire un contrat de mariage. Ce contrat contenait la liste des biens dont les futurs époux étaient propriétaires, la liste des biens qui leur étaient donnés par leurs parents et qu’on appelait dots.


Les contrats avaient pour but essentiel de préserver les intérêts réciproques de chacun des époux notamment en cas de décès de l’un deux. Même lorsque les biens de chacun étaient très limités, le contrat leur assurait de conserver leurs biens propres, ne serait-ce que leurs affaires personnelles, en cas de disparition de l’un ou de l’autre.


On remarquera sur les contrats que nous mettrons en ligne la référence qui est faite au droit coutumier du Valois qui sur certains aspects du droit des femmes, bien que très limités, leur était plus favorables que les droits coutumiers d’autres contrées. Le mari qui “douait ” son épouse, lui donnait une “portion ” de biens dont celle-ci jouissait si elle devenait veuve, et qui ensuite passait à ses enfants. Car les héritiers n’étaient pas toujours tendres avec le conjoint survivant, surtout s’il s’agissait de la veuve.


C’est pourquoi il était courant de passer contrat au moment des épousailles. Les futurs époux ne semblent pas compter pour beaucoup dans les tractations qui opposent les deux familles, surtout s’il y a un peu de biens. D’ailleurs, on est surpris par le nombre de personnes qui participent, signent et marquent au bas de ces contrats. Communément 12, 14, 15, 16 personnes.… Le contrat de Jean Harlaut et Marguerite Deschamps, le 4 février 1732, comporte 21 signataires.


Entre 1680 et 1772 nous comptons 218 mariages. Pour cette même période les archives, tant communales que départementales, ne nous ont permis à ce jour que de retrouver 27 contrats. Il doivent certainement être beaucoup plus nombreux.


Les contrats restés aux archives communales, ne sont pas les contrats définitifs passés devant notaires, mais des contrats provisoires, car sur la plupart d’entre eux apparaît en fin de  rédaction la phrase suivante : « Et en attendant que le présent contrat sera passé par-devant notaire, les parties sommes convenues qu’il demeurera en dépôt entre les mains de Jean Savary, maître d’école du dit St Jean aux Bois  »

 

Les contrats de mariages conservés

 

01 — Florent MAGNANT et Simone LA FONTAINE, le 17 janvier 1717.

02 — Jacques TOUSSAINT et Marie Anne TOURNEUR, le 23 janvier 1723.

03 — Jean CENSIER et Antoinette DESCHAMPS, le 8 février 1724.

04 — Louis Antoine HARLAULT et Marguerite DESCHAMPT, le 13 juin 1724.

05 — Jacques VIVERET et Marie CHUETTE, le 14 mai 1725.

06 — François DARCHIN et Marie Anne FILLION, le 4 juin 1725.

07 — Jacques TOURNEUR et Marie Jeanne DESCHAMPT, le 7 janvier 1727.

08 — Martin RENAULD et Marianne LESSENT, le 19 septembre 1728.

09 — Louis NEVEUX et Marie Louise VASSEUR, le 10 novembre 1728.

10 — Pierre TOURNEUR et Anne CHARDON, le 22 novembre 1730.

11 — Jean HARLAUT et Marie Marguerite DESCHAMPT, le 4 Février 1732.

12 — François MOURET et Marie CHARDON, le 8 novembre 1733.

13 — François TOURNEUR et Marguerite CHARDON, le 22 novembre 1733.

14 — Antoine NEVEUX et Marie Jeanne HARLAUT, le 10 novembre 1737.

15 — Louis Radegonde CONTAMPT et Marie Magdeleine HARLAUT, le 15 mai 1738.

16 — Jacques Denis BONNARRE et Marie Charlotte MOTTELET, le 26 janvier 1739.

17 — Pierre LESSENT et Marguerite DESCHAMPT, le 25 may 1739.

18 — Jean CHUETTE et Marie Louise DESCHAMPT, le 15 juin 1739.

19 — Jean CHARDON et Marianne CHUETTE, le 11 octobre 1739.

20 — Jacques PERDU et Marie Anne FILLION, 1739

21 — Louis DESCHAMPT et Marie Louise PARCHEMINIER

22 — Jean CHARDON et Marianne CHUETTE, le 22 janvier 1742.

23 — Claude VERRIER et Élizabeth DESCHAMPT le 22 avril 1742.

24 — François LANGELÉE et Marguerite HARLAUT le 17 octobre 1746.

25 — Pierre PARCHEMINIER et

26 — François LANGELÉ, veuf, et Marguerite VIVERET, le 6 janvier 1752.

27 — Pierre DESCHAMPT et Louise BONNARD, le 24 janvier 1753.

 

Exemple de contrat de mariage

 

Toussaint.jpg

 

Toussaint-2-1.jpgToussaint-2-2.jpg

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 04:50

 

L'extrait de l'acte de vente en 1826 de l'ancien couvent par monsieur Tassart à monsieur Cugnières, nous donne une description assez précise sur la composition du bâtiment qui s'étendait de l'église jusqu'à une bonne moitié de ce qui s'appelle aujourd'hui "La Moussière".

 

Ce qui n'apparaît pas dans ce document, c'est l'état dans lequel se trouvait le bâtiment au moment de la vente, monsieur Tassart ayant prélevé un certain nombre de matériaux, en particulier de charpente.

 

Le croquis ci-dessous qui doit dater de cette époque, puisque ce bâtiment fut démoli vers 1828, laisse apparaître une toiture casiment absente.

 

Batiments-conventuels-et-eglise-1.jpg

 

Vente-Tassart-cugnie-res.jpg

 

Compte tenu de la longueur du bâtiment il devait s'agir de pièces assez vastes. La salle à manger devait contenir à l'époque de sa gloire quarante religieuses.


Ce qui dans cet acte de vente est appelé "orangerie" est la salle capitulaire ainsi modifiée par Poulletier et que le sieur Cugnières transforma en écurie pour ses mulets.

 

Salle-Capitulaire.gif

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 05:10

Logo-Saint-Jean-et-les-fe-tes.jpgVendredi dernier 4 avril, s'est tenue en mairie l'assemblée générale de l'association. De nombreux adhérents avaient répondu à l'invitation qui leur avait été faite de venir débattre de l'ordre du jour, qui outre les questions habituelles sur le rapport moral, le bilan financier et le renouvellement de trois membres du bureau, comprenait les propositions d'activités de l'association pour l'année 2014.


Monsieur le maire, absent de saint-Jean s'était fait excusé. L'assemblée accueillait les nouveaux membres désignés par le conseil municipal comme délégués auprès de l'association, Dominique Michel et Romaric Spire.


Madame la présidente ouvrait les débats après nous avoir souhaité la bienvenue.

 

P1100227.jpg

 

P1100228

 

Le point de l'ordre du jour concernant les activités proposées par le bureau venait ensuite en discussion.

 

La première concerne une sortie pour le samedi 24 mai 2014.

 

Projets.jpg

 

P1100231.jpg

 

P1100234.jpg

 

Puis dans l'ordre :


Le 1er juin : La brocante.


Le 21 juin : Les feux de la Saint-Jean avec…

L'après-midi le concours de boules devant la mairie.

Le soir le repas des solitaires avec au menu Poêlée Créole.


Les 14 et 15 septembre: Deux journées en direction des enfants, mais où les parents ne seront pas mis à l'écart. Le samedi collecte de végétaux en forêt et le dimanche avec des animateurs éclairés confection d'objets en végétaux qui seront exposés le dimanche suivant en même temps que l'exposition annuelle de Saint-Jean et les Arts.


Le samedi 29 novembre en soirée:

Repas avec au menu "La Garbure" et soirée animée avec orchestre.

 

Toutes ces propositions furent accueillies avec enthousiasme par l'assemblée.

 

P1100237.jpg

 

P1100240.jpg

 

Toutes ces activités seront rappelées au moment venu par l'association.

 

 


 

Rappelons le concert donné dimanche prochain 13 avril par l'association des "Orgues pour Saint-Jean".

 

Affiche-concert-13-avril-2014.jpg

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 05:20

 

Il y aura demain 200 ans, le conseil municipal notait dans ses registres, à la date du 6 avril 1814, la circulaire informant que le sénat, par décret du 2 avril 1814 à 9 heures et demie du soir, "a déclaré l'empereur Napoléon déchu du trône et a formé un gouvernement provisoire".

 

Napole-on-de-chu.jpg 

 

A la même date, il notait des extraits des registres du Sénat-conservateur décrètant entre autre "Le peuple français appelle librement au trône de France, Louis Stanislas, Xavier de France, frère du dernier roi et après lui les autres membres de la maison de Bourbon, dans l'ordre ancien".


 

Se-nat-copie.jpg

 

Ainsi au travers des archives de la commune, nous pouvons suivre le déroulement de l'histoire de notre pays telle que celle-ci s'est réellement déroulée.

 


Extraits des archives communales, registres des délibérations du conseil 1 D 4 -1800/1838.

Le Mémorial administratif était régulièrement reçu par le maire. La plupart ont été conservé.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 05:16

 

165-copie.gif

 

Comme quoi ces problèmes de stationnement ne sont pas nouveaux à Saint-Jean

 

La carte postale présentée ci-dessus date du début du XXe siècle. Elle donne une petite idée de l’importance des convois qui stationnaient alors à proximité du café où les charretiers venaient se désaltérer. Mais comme ces haltes pouvaient se prolonger, la rue restait alors encombrer proportionnellement à la durée de celles-ci. Ce qui ne manquait pas de poser problèmes aux riverains situés à proximité du « Rendez-vous des chasseurs »


Le 18 novembre 1925, le maire de l’époque prend l’arrêté suivant :

 

1925-Re-glementation-du-stationnement.jpg

 

Arre-te--du-maire.jpg

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 04:53

 

Sachant oh combien, la chasse à courre ne fait pas l'unanimité des solitaires, en cette année du centenaire de la guerre de 1914/1918, le rappel de cette douloureuse page d'histoire de notre village, aura au moins le mérite de rendre un hommage unanime à ses disparus.

 

Relevé dans le "Progrès de l'Oise" du samedi 17 novembre 1934.

 

Article.jpg

 

Julien Picard, Louis de Royer et Pierre de Royer dont les noms sont gravés sur le monument aux morts de la commune.

 

L'équipage de Chézelles dans la rue des Meuniers

 

De-Che-zelles-1.jpg

De-Che-zelles-2.jpg

De-Che-zelles-3.jpg

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 05:10

 

Pour en revenir à la circulaire n° 30 du 25 août 1842, publiée jeudi dernier, nous abordons avec celle-ci un classement plus méthodique et moderne des archives.

 

En effet, si nous reprenons les directives intervenues par la suite, 1926, 1955 et 1970 pour ne citer que les plus importantes, nous constatons que le classement de base par divisions (termes utilisé en 1842) ou séries (termes utilisé aujourd'hui) n'a pas changé depuis 1842.

 

Nous trouvons successivement :


A la lettre A - Les lois.

A la lettre B - Actes de l'administration de la préfecture

A la lettre C - Livres divers

A la lettre D - Actes de l'administration communale

A la lettre E - L'état civil

A la lettre F - Population, statistiques, etc…

Trois divisions se sont ajoutées depuis :

La lettre Q - Bureau de bienfaisance

La lettre R - Enseignement, sciences, lettres et arts

La lettre S - Documents n'entrant pas dans les séries précédentes


Chacune de ces divisions ou séries étant divisées en sous séries et articles, ainsi:

D divisé en 1D Délibérations du conseil municipal

elle même divisée en 1D1 (Premier registre)

1D2 (Deuxième registre) 1D3 (Troisième registre) etc…

Puis en 2D - Actes de l'administration municipales

Avec 2D1 - Correspondance

2D2 - etc…

DossierC'est ce classement qui figure sur les vieilles chemises des archives communales dont certaines subsistent encore.

 

Vers 1926-1928 une mise à jour est effectuée par le docteur Bresset, maire à ce moment.

 

En 1955, le 20 décembre, parait un arrêté préfectoral intitulé "Archives municipales. Classement, estampil-lage, cotation". Il y est précisé que "d'après les principales dispositions régissant la matière (loi du 5 avril 1884, article 136 (1), arrêté ministériel du 31 décembre 1926 et réglement annexé) la commune est tenue de conserver et de classer ses archives".

 

Le cadre de classement reprend pour l'essentiel celui exposé ci-dessus.

 

Le conseil municipal du 28 mars 1956, sous la présidence de M. Champion maire, examine dans son point 7 de l'ordre du jour, le classement des archives communales.

 

C'est M. Leloir, instituteur et secrétaire de mairie qui rapporte sur cette question. Il donne lecture de l'arrêté préfectoral et des instructions qui s'y rapportent. Il expose ensuite l'état des archives de Saint-Jean-aux-Bois.

— Classement fait par le docteur Bresset dans un cadre périmé, celui de 1857.

— Répertoire existant, mais non conforme au nouveau cadre.

— Chemises déchirées ne préservant plus les archives.

— A la suite de l'évacuation, les archives éparpillées ont été reclassées sommairement.

 

Il propose de procéder à un reclassement et à un répertoriage dans le cadre de 1926.

 

Le conseil, après discussion, décide d'ouvrir les crédits ci-après :

— 9000 francs à inscrire au chapitre 662 pour achat de classeurs, chemises, sangles.

— 6000 francs pour travaux supplémentaires du secrétaire (art. 615), cette indemnité forfaitaire exceptionnelle étant justifiée par la nécessité d'un reclassement compet 'du aux faits de guerre), et d'un nouveau répertoriage dans le cadre de 1926.

 

Aujourd'hui qu'en est-il?

 

Comme précisé plus haut, toutes les archives anciennes sont déposées au siège des archives départementales à Beauvais. Les plus récentes sont en mairie. Elles font parties des documents que les élus peuvent être amené à consulter en permanence. Des aménagements récents ont été effectués au premier étage de la mairie afin de permettre un rangement plus rationnel et plus clair.

 


(1) Loi sur l'organisation municipale. Cet article 136 précise, entre autre, à son 2ème alinéa "Sont obligatoires pour les communes les dépenses suivantes : … la conservation des archives communales et du recueil des actes administratifs du dépatement."


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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 05:06

 

Dès le 28 février 1790, Firmin Renard, clerc séculier et futur instituteur de la commune, est nommé secrétaire greffier de la municipalité fraîchement élue. A ce titre c'est lui qui, jusqu'au 30 germinal an II (19 avril 1794), tiendra à jour les registres communaux. Il y transcrit les délibérations et procès-verbaux des assemblées communales. Jusqu'au 14 août 1794, il enregistre les intitulés des décrets et lois qui par centaines se sont accumulés pendant la période révolutionnaire. Il n'en copie pas moins de 2955. (Registre 1D1, avec les indications des lettres patentes du roi de 1700 à 1791, registre 1D2), avec enregistremants des décrets du 6 novembre 1791 au 25 septembre 1792 (Registre 1D3) et enregistrements des décrets du 12 octobre 1792 au 14 août 1793.

 

P1010033.JPG

Exemple des enregistrements des lettres patentes du roi

 

D'autres personnages placés à la tête des affaires communales par leurs concitoyens, font preuves de grandes capacités à les diriger. Ils possèdent, semble-t-il, une instruction au-dessus de la moyenne pour l'époque.

 

A commencer par Le Roy Jean Louis, premier maire de Saint-Jean, ancien soldat de la campagne de "La Mérique" sous la direction de Rochambaut dans le régiment d'infanterie soissonnais, ancien syndic de la paroisse avant 1790.

 

Le Duc Georges Joachim issu de familles de petite noblesse, de fonctionnaires du roi, d'ecclésiastiques et d'officiers. Ancien syndic du conseil de fabrique.

 

Poulletier Augustin, ancien commissaire général et ordonnateur de la marine, dont un frère fut président du tribunal civil de Compiègne de 1807 à 1810.

 

Aubé François Louis, garde général de la conservation de la forêt de Compiègne.

 

Bonvalot Antoine, prieur curé de la paroisse, issu d'une famille de la petite noblesse dont un membre, Pierre Antoine Boniface Bonvalot, fut conseiller du roi à la chancellerie, près le présidial de Salins en Franche-Comté … pour ne citer que les plus importants.

 

Ils étaient secondés dans ces taches par de nombreux bûcherons qui dans leur grande majorité savaient lire, écrire et compter, tel François Tourneur, dans un premier temps procureur de la commune puis agent national, en contact permanent avec le district de Compiègne et son substitut Jean-Louis Toussaint.


Tous ces acteurs étaient capables d'interpréter et d'appliquer les multiples directives du pouvoir central et préfectoral (mais aussi de les discuter lorsqu'elles semblaient injustifiées ou ne pas leur convenir)

 

Leur passage dans l'administration avec tout ce qu'ils nous ont légués permet aujourd'hui de mieux connaître l'historique de notre village, pendant et depuis cette période.

à suivre …

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 04:50

Tous nos lecteurs qui ont regardé mardi dernier sur Antenne 2 la magnifique série « Apocalypse : la première guerre mondiale », ont peut-être remarqué dans la seconde partie diffusée à 21h35 intitulée « Rage » une courte séquence durant laquelle nous voyons un sous marin allemand couler le transporteur de troupe « Gallia ». Vous pouvez la revoir sur « francetvpluzz » en cliquant sur documentaire puis Apocalypse et ensuite en avancant de 17 minutes après le début de l’émission.


Au mois de juillet 2008, paraissait dans le bulletin municipal un article intitulé : Le sort du soldat Charles Augustin Labouré.

 

L'évocation de ce nauffrage nous permet de reprendre cet article en y joignant quelques documents non publiés à l'époque. Vous nous pardonnerez cette reprise.

 

P1100199 copieCharles Augustin Labouré, l’un des hommes de St Jean mort durant la guerre de 1914 / 1918, ne fut pas tué sur le front comme la plupart de ses camarades. Les circons-tances qui entraînèrent sa mort furent cependant tout aussi tragiques 


De la classe 1893 il est, à l’âge de 41 ans, mobilisé dès le mois d’août 1914 et, comme la plupart des hommes de St Jean, versé dans l’infanterie. Il participe donc aux premiers combats.


Puis, la guerre s’internationalisant, il part sur le front de l’est dans les pays des Balkans avec le 113e régiment d’infanterie territoriale.


C’est au mois d’octobre 1916, le 4 plus précisément, au cours d’un déplacement dans ce secteur sur le paquebot « Gallia », croiseur auxiliaire et transporteur de troupes qui portait environ 2.000 soldats Français et Serbes, que son sort est scellé.


Torpillé par un sous-marin ennemi, une des soutes à munitions explose et détruit instantanément le poste radio, mettant ainsi le navire dans l’impossibilité d’appeler du secours.


Des radeaux et des embarcations portant des naufragés sont rencontrés dans la journée du 5 octobre par un croiseur français qui appelle immédiatement sur les lieux les bâtiments de patrouille. Deux embarcations se retrouvent sur les côtes sud de la Sardaigne. Le nombre des hommes sauvés sera de 1.362.


Malheureusement le soldat Labouré ne figurait pas parmi ces derniers. Fut-il tué au cours de l’explosion ou noyé par la suite ? Nul ne le saura jamais !


Suite à ce naufrage, un communiqué du ministère de la guerre informa les familles qui désiraient obtenir des renseignements sur les soldats embarqués sur le « Gallia » qu’elles pouvaient le faire auprès de ses services. Ce communiqué précisait que « les familles peuvent être assurées que toutes les dispositions sont prises pour que les renseignements qui les intéressent leur soient envoyées d’urgence et sans demande. Toute absence de nouvelles devra donc être considérée comme une certitude de non embarquement des leurs sur le navire perdu. »


Dans les faits, ce n’est que le 1er décembre 1917, soit 14 mois après le naufrage que le maire de Saint-Jean est informé, par le communiqué laconique ci-dessous, de la disparition du soldat Labouré. Elle-même avait été signalée le 2 juillet de ladite année au bureau des  archives administratives du ministère de la guerre par un document du tribunal civil.

 

Laboure--Charles.jpg

 

Document confié par M. Jacques DUCHÊNE que nous remercions


 

La mort du soldat Labouré sera portée le 7 décembre sur les registres de l’état civil de la commune. 


Laboure-.jpg 

 

Étant célibataire, ses parents sont décédés à l’époque, contrairement à la majorité des autres tués à la guerre qui laissèrent des veuves et pour la plupart des orphelins, sa mort laissa néanmoins dans la douleur sa proche famille, son frère César et sa belle-sœur Marguerite notamment (qui habitaient au n° 6 chemin du Ru)

 

Le Progrès de l'Oise du samedi 14 octobre 1916 avait rapporté l'événement en ces termes.

 

Gallia.jpg

 

Pour en savoir plus:

Vous trouverez sur le site

: http://chtimiste.com/batailles1418/combats/gallia.htm

de nombreux renseignements sur ce naufrage et le nom de Charles Labouré dans la liste des disparus.


**********************

 

Odile Robinet (nom de jeune fille Côté), bibliothécaire et conseillère municipale, nous apprend que son grand père paternel, Côté Richard, soldat au 15e escadron du train des équipages militaires, était également sur le "Gallia". Lui aussi figure parmi les disparus de cette tragédie.


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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 05:59

Comme cela avait été annoncé, c'est hier soir 28 mars, à 20 heures, que le nouveau conseil municipal issu des élections de dimanche dernier 23 tenait la première séance de son mandat.

 

De nombreux habitants se pressaient dans la salle du conseil pour assister à la désignation de la municipalité qui durant les six prochaines années aura à répondre des responsabilités qui leur ont été confiées.

 

Nous sommes heureux de vous communiquer les délibérations de ce conseil municipal concernant l'élection du trente deuxième maire de Saint-Jean, certains ayant exercé plusieurs mandats successifs, et des ses adjoints.

 

P1100179.JPG

 

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Jean-Pierre Lebœuf est élu maire à l'unanimité

 

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Dominique Michel est élu premier adjoint à l'unanimité

 

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Romaric Spire est élu deuxième adjoint à l'unanimité

 

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Philippe Luisin est élu troisième adjoint à l'unanimité

 

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