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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 05:47

 

Au mois de décembre

 

Le 24 décembre 1835, le maire reçoit la lettre suivante du garde général Vallerant.


« M. l’Inspecteur ayant appris avec peine que la commune de St Jean, peut être mal conseillée, mais à coup sûr mal éclairée sur ses propres intérêts, se refuse à faire la soumission exigée par M. l’Intendant général de la maison du Roi, c’est-à-dire de demander la permission de conduire ses bestiaux au pâturage dans la forêt de Compiègne, en reconnaissant que n’étant pas usagère, cette concession sera pour elle toute de faveur.

M. l’Inspecteur, espérant que les conseillers municipaux et votre commune reconnaîtraient dans cette demande la nécessité où se trouve la maison du Roi de concilier les intentions paternelles de Sa Majesté avec celles de conserver l’intégralité du domaine de la liste civile.

Il a volontiers pris sur lui d’accorder l’année qui vient de s’écouler pour vous donner le temps de réfléchir ou de consulter des personnes en état de vous éclairer. Aujourd’hui que votre commune se refuse à faire la demande au pâturage dans la forme exigée, il se voit avec bien du regret forcé d’interdire l’entrée de la forêt à dater du 1er mars 1836, non seulement au troupeau, mais encore aux habitants de votre commune qui vont y ramasser du bois pour leur chauffage.

Je suis chargé, Monsieur le Maire, de vous communiquer cet ordre en vous prévenant que passé le délai assez long que M. l’Inspecteur vous accorde encore pour faire vos réflexions, il sera dressé des procès-verbaux contre les pâtres ou les individus qui n’auraient pas tenu compte de cet avertissement ».

 

Le lendemain 25 décembre, certainement soucieux de ne pas priver les habitants de l’avantage de faire paître leurs bêtes en forêt adopte la délibération dans laquelle il est écrit : « Les susdits membres ayant mûrement examiné la lettre précitée, sont d’avis de demander à M. l’inspecteur l’autorisation de conduire au pâturage dans ladite forêt, leurs vaches, comme par le passé, en s’obligeant,

1°. De n’en mettre que deux par ménage,

2°. De réitérer la même demande, tous les ans avant le 1er mars,

3°. De ne les conduire que dans les endroits défensables que l’administration désignera ».

 

En 1836

 

Le 10 janvier 1836 , lettre de l'Inspecteur au maire :

« J’ai bien reçu la délibération du Conseil municipal de la commune de St Jean aux Bois qui était jointe à votre lettre du 4 de ce mois ; je me suis empressé de transmettre à M. le Conservateur des forêts de la couronne, en le priant de me faire connaître la décision qu’aura prise M. l’Intendant général sur la demande de pâturage qui en fait l’objet. Aussitôt que j’en aurai été informé je ne perdrai pas un moment pour vous en donner avis ».

 

Cependant cette délibération ne donne pas satisfaction en haut lieu, puisque le 20 janvier 1836 le maire reçoit cette réponse de l’inspection de Compiègne : « En réponse à la transmission par moi faite à l'administration de la délibération du Conseil municipal de Saint Jean, M. le Conservateur me charge de vous prévenir qu'aussi longtemps que votre commune n'aura pas pleinement et explicitement satisfait à la décision de M. l'Inspecteur général la faveur qu'elle réclame aujourd'hui sera refusée.

En conséquence et à dater du 1er mars prochain l'entrée de la forêt sera interdite aux habitants de Saint Jean, tant pour le pâturage que pour le ramassage du bois mort toléré jusqu'à présent ».

 

20 janv. 1836 Pâturage

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 05:47

Mardi 26 mars — Rendez-vous de chantier

Après une période d'intempéries les travaux ont repris le lundi 25.

 

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Coup d'œil sur le chantier

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 05:36

Ce matin, comme les jours précédents, on ne peut dire que le soleil soit de la partie. De plus il ne fait pas chaud. Nous nous contenterons de l'absence de la pluie. Ne soyons pas exigeants par les temps qui courent.


Marie Sophie n'a pas encore résonnée de ses dix coups, que déjà les premiers marcheurs arrivent.

 

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Filons à l'intérieur saluer ceux qui s'y trouve. 

 

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Pendant ce temps, à l'extérieur, le regroupement s'opère.

 

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Enfin le départ est donné !

 

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Vers midi, c'est le regroupement général à l'intérieur.

 

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Et nous pouvons prendre l'apéritif.

 

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Et nous sommes invités à passer à table.

 

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C'est fait. Chacun est à sa place.

 

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Le repas peut commencer.

 

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Les photos du repas

 

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Et pour terminer la journée, un très agréable concert offert par l'ensemble "Les Cousins". Un groupe très sympathique et dynamique. Au programme du jazz manouche traditionnel, mais aussi de nombreuses chansons du répertoire français qui a beaucoup plut à l'assistance.

 

Un grand merci pour eux. Nous aurons plaisir à les réentendre.

 

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Et un grand merci à l'association "Saint-Jean-aux-Bois et les fêtes" pour cette bonne journée. Merci à tous ses animateurs.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 05:42

 

œufs de Pâques

 

 


 

Le 1er février 1835, le conseil adopte une délibération se conformant à ces instructions en priant « l’inspecteur de la forêt de Compiègne, de vouloir bien accorder pour les troupeaux de la commune, des pâturages dans la forêt de Compiègne, tel que les habitants ont toujours joui depuis un temps immémorial, et continuer leur jouissance de parcours pour le nombre de bestiaux portés aux listes ». Cette délibération ne donne pas satisfaction puisque le 22 avril suivant, la conservation de Compiègne renvoie celle-ci comme : « n’étant point rédigée conformément aux instructions que contenait la lettre que j’ai eu l’honneur de vous écrire à ce sujet le 23 janvier dernier, je n’ai pu comprendre votre commune dans le tableau de délimitation de celles qui jouissent cette année du droit d’usage de parcours.

Je m’empresse de vous renvoyer cette délibération et vous engage, dans l’intérêt de vos administrés, à convoquer le plus prochainement qu’il vous sera possible, les membres composant le conseil municipal de la commune de St Jean aux Bois pour rédiger la demande d’admission des habitants à la jouissance du parcours qui leur a été accordé moyennant l’acquiescement par eux aux conditions que je vous ai fait connaître par ma lettre précitée ; si votre délibération m’arrive à temps, la commune de St Jean sera portée sur le tableau que je vais soumettre à l’approbation de M. le Conservateur des forêts de la couronne ».

 

Les rapports entre l’inspection de Compiègne et la commune sont assez tendus durant cette période, les édiles et les habitants restant accrochés à l’idée que les droits d’usage de l’abbaye leurs sont toujours acquis et que les tracasseries administratives qui leur sont imposées ne se justifient pas. Peut-être aussi agacés que dans les divers procès-verbaux de délimitations de pâturage il est fréquemment rappelé que Saint-Jean-aux-Bois est une commune « non usagère ».


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Le conseil du 8 novembre 1835 décide de recueillir par une enquête menée auprès des habitants, leur avis concernant leurs droits d’usage dans la forêt. A cette enquête, qui se déroule le 15 novembre suivant, participent 81 habitants dont 56 estiment que les droits d’usage de l’abbaye leur ont été transmis. nous retrouvons écrit en face de chaque nom : « Ne pouvant pas reconnaître ne pas avoir de droit de parcours dans la forêt, nous demandons à jouir comme par le passé ». Phrase, selon toute vraisemblance recopiée, mais néanmoins signée par chacun.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 05:43

En 1834, le maire reçoit deux lettres de la Conservation de Compiègne ; l'une datée du 7 mars où nous lisons :

« Aux termes de l’article 118 de l’ordonnance réglementaire du code forestier, les maires des communes jouissant du pâturage dans les forêts, doivent remettre annuellement à l’agent forestier local, avant le 31 octobre, l’état des bestiaux que chaque habitant à l’intention de mettre au pâturage.

Cet état ne m’étant pas encore parvenu, je vous prie de me le transmettre le plus tôt possible.

Je dois vous faire observer, Monsieur le Maire, que les usagers n’ayant le droit de mettre au pâturage que deux vaches par chaque ménage, les habitants de votre commune, qui n’est pas usagère, ne pourront à l’avenir en envoyer un plus grand nombre par ménage, et j’espère qu’ils ne se plaindront point d’être traités comme usagers ».

 

La seconde date du 23 avril 1834. La conservation de Compiègne s’adresse de nouveau au maire en ces termes : « J’ai l’honneur de vous prévenir que la commune de St Jean aux Bois n’étant pas usagère, M. le Conservateur a refusé d’arrêter l’état de pâturage que je lui avais adressé et dans lequel j’avais compris les bestiaux de St Jean et des hameaux qui en dépendent.

M. le conservateur me prêtait à ce sujet que son intention n’est pas de priver vos administrés d’un avantage qui leur est précieux, mais seulement d’assurer le droit du domaine de la couronne, en ne vous délivrant des pâturages qu’à titre de tolérance et non comme un usage.

Il est donc indispensable, Monsieur la Maire, que chaque année, avant le 1er mars, vous m’adressiez l’état des bestiaux pour lesquels vous demandez le parcours et les noms de leurs propriétaires.

Le nombre de ces bestiaux ne pourra jamais excéder deux bêtes par maison, et toute maison bâtie à dater de ce jour ne sera pas admise à envoyer des bestiaux au parcours. M. le Conservateur refuse même d’y admettre dès cette année ceux de Ste Périne et PERDU qui ont bâti malgré l’opposition de l’administration.

Je vous prie, Monsieur le Maire de vouloir bien m’adresser sous un mois la demande que je réclame et qui devra, je pense, être rédigée en conseil, tant pour votre responsabilité que pour la mienne ».

 

Pa-turage-en-fore-t.jpgLe 30 mai suivant le Conseil municipal adopte une délibération en conséquence et joint la liste des habitants demandeurs. Ceux-ci obtempèrent, mais admettent difficilement qu'ils n'aient pas de droits d'usage reconnu.

 

En 1835, le 23 janvier, nouvelle lettre de l’inspection de Compiègne : « J’ai l’honneur de vous donner avis que par décision du 15 novembre dernier, M. l’intendant général de la maison du roi a décidé que jusqu'à nouvel ordre, les habitants de votre commune et hameaux dépendants, jouiraient du droit d’usage dans la forêt de Compiègne aux conditions suivantes :

1° Qu’à l’avenir la commune reconnaîtra tous les ans par délibération du conseil qu’elle n’est point usagère et demandera, avant le 1er février, la permission expresse de conduire ses bestiaux en forêt.

2° Que chaque usager ne pourra y envoyer plus de 2 vaches.

3° Que les habitants qui prendraient en leur nom des vaches appartenant à d’autres et qui élèveraient par ce moyen le nombre fixé seraient eux-mêmes privés de permission.

4° Que sous aucun prétexte on ne pourrait envoyer des chevaux et des ânes.

5° Que toute personne qui construirait une nouvelle maison dans la commune ou hameaux en dépendants, ou qui viendrait s’y établir dans une maison même aujourd’hui bâtie, ne pourrait obtenir aucune permission.

6° Que le pâtre conduisant les troupeaux devra être agréé par l’inspecteur de la forêt et révocable au gré de l’administration dans le cas où il se rendrait coupable de délit ou de négligence.

Je vous prie de vouloir bien vous conformer aux dispositions arrêtées par M. l’inspecteur général et de dresser en conséquence la liste des bestiaux que vous aurez à m’adresser, conformément au code forestier, dans le courant de ce mois, laquelle devra être appuyé de la reconnaissance annuelle exigée du conseil municipal ».

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 05:50

La lettre de l’intendant de la maison du roi du 16 mai 1829, quant à elle, fixe les conditions de la tolérance concernant le pâturage : 21-16 mai 1829 Maison roi au préfet-3« Quant aux intérêts des habitants de la commune, ils se trouvent, dès actuellement garantis autant du moins qu'il est possible de le faire, par la faculté qui leur est accordée et dont ils jouissent, de faire paître leurs vaches dans la forêt, sous la condition de ne point réclamer d'indemnités pour les dégâts de gibier qu'ils pourraient éprouver dans leurs récoltes ; à la vérité, ce pâturage ne s'exerce que par simple tolérance ; mais qu'il ne pourrait en être autrement, parce qu'il n'est pas au pouvoir de l'administration de la liste civile de grever le domaine de la Couronne d'une servitude quelconque. Il faut donc que la commune de St Jean se contente de jouir, comme cela a eu lieu jusqu'à présent, des avantages dont elle est en possession et qu'elle conservera probablement aussi longtemps que ses habitants s'abstiendront de réclamer des indemnités ».

 

Le 24 mai 1833, une pétition des habitants adressée à l’inspecteur « expose que depuis plusieurs années, l’administration forestière leur a retiré, par de nouvelles ventes et plantations, une grande partie des pâturages dont ils avaient la jouissance depuis longtemps, pour la garde de leur troupeau de bêtes à cornes sans leur en avoir donné de nouveaux. Voyant alors que leurs animaux sont en souffrance à défaut de pâture, ils vous supplient, Monsieur l’inspecteur, d’exercer envers eux votre humanité qui leur est connue, en leur accordant celles qu’ils possédaient autrefois… ». L’inspecteur leur renvoie la pétition accompagnée d’une brève note au bas de celle-ci : « Les habitants de St Jean qui n'ont pas de droit d'usage dans la forêt, doivent se tenir très satisfaits de ce que on leur accorde dans la forêt et qui en dépasse beaucoup la possibilité2 ».

 

2 Toutes les copies des lettres suivantes sont extraites des archives communales

 

Le 21 septembre de la même année, l’inspection de Compiègne prévient le maire «  que plusieurs de vos habitants ayant 3 et 4 vaches, je ne puis leur tolérer au 1er mars que 2, qui est le nombre que la réformation prescrit aux usagers et les habitants de St Jean ne l’étant, n’auront pas droit de se plaindre d’être traités comme tels en cette circonstance ».


Le 29 octobre suivant, nouvelle lettre au maire :

« J’ai eu l’honneur de vous informer de la décision prise par l’administration, sur l’avis du comité du contentieux de la maison du Roi, relativement aux droits d’usage à refuser désormais à tous les nouveaux habitants qui s’établissent dans votre commune. Les gardes à qui j’ai du donner des instructions en conséquence de cette décision m’ont rendu compte que les personnes qu’elles concernent, et qu’ils ont cru devoir avertir n’ont tenu aucun compte de leur avertissement et leur ont signifié qu’ils entendaient jouir de la forêt comme le reste de la commune. Mon devoir sans doute était de faire dresser contre les hommes des procès-verbaux, mais, Monsieur le Maire, mes fonctions comme les vôtres quoique souvent pénibles à remplir, n’en doivent pas moins être toutes paternelles ; j’ai senti où un procès-verbal dressé contre les imprudents qui méprisent le droit de propriété pourrait les entraîner, procès en propriété, jugement en appel, en cassation, total deux ou trois familles ruinées pour avoir écouté un mauvais conseil, car les conseillers ne sont pas les payeurs. Je viens donc vous prier de vouloir bien faire sentir aux récalcitrants et leur conseiller d’y regarder à deux fois avant de s’embarquer dans une pareille affaire, de consulter un avocat prudent et éclairé ; je leur donne tout le temps nécessaire pour cela, car j’ai ordonné aux gardes de suspendre les procès-verbaux jusqu’au 1er décembre prochain. Passé ce temps ils seront poursuivis et ne pourront s’en prendre qu’à eux des suites de l’affaire qui leur sera intentée ».

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 05:54

Nous l’avons déjà écrit la situation de Saint-Jean était un peu particulière en cela que les droits d’usage avaient toujours été réservés à l'abbaye.

 

Aucun particulier n'avait jamais eu de titre considérant sa demeure comme étant « maison usagère ». Les habitants considéraient qu'ils pouvaient bénéficier des privilèges de l'abbaye et cela leur suffisait. Il faut rappeler que les religieux eux-mêmes entretenaient cette croyance qui persista très longtemps après l'extinction de l'abbaye (voir la fin de l’article sur les droits d’usage des religieux).

 

En principe le ramassage du bois mort et sec était réservé aux indigents, mais il est plus que probable que les habitants de St Jean ne devaient pas se priver d'user de cette tolérance. D'où la lettre du 6 décembre 1823, de l'inspecteur des forêts du département adressée au Préfet.

 

À partir de ce moment la réglementation sera appliquée avec sévérité en exigeant du Conseil municipal une demande d'autorisation annuelle, chacune de ces demandes devant être accompagnée de la liste individuelle des habitants demandeurs.

 

La même réglementation sera appliquée pour les tolérances concernant le pâturage en forêt, l'administration fixant les limites des zones de la forêt dans lesquelles pouvait être mené paître les bestiaux. C’est du 19 février 1829 que date la première lettre adressée au maire par le conservateur des forêts fixant les limites du pâturage.

 

« Monsieur le Maire,

J’ai l’honneur de vous faire connaître les limites du pâturage qui à dater du 1er mars prochain, sera accordé au troupeau de la commune de St Jean.

Ce pâturage pourra s’effectuer dans toute la partie de la forêt circonscrite par la route tournante des Prés de St Jean, jusqu’à la route du Pont de Palesne, de la route du Pont de Palesne jusqu’au carrefour des Mares de Jaux, le Grand Octogone jusqu’à la route du Grand Veneur, la route du Grand Veneur jusqu’à celle de la Garenne du Roi, la route de la Garenne du Roi jusqu’aux plantations, la futaie le long desdites plantations jusqu’à la route de la Héronnière, la route de la Héronnière jusqu’à celle des étangs de Batigny, la route des étangs de Batigny jusqu’à celle de St Jean.

Je vous prierai de vouloir bien faire connaître cette décision aux habitants de votre commune et d’en informer particulièrement votre pâtre qui se trouverait en délit s’il venait à franchir les limites ci-dessus indiquées.

Quoique la commune de St Jean ne soit pas usagère, je pense que néanmoins il serait convenable de déposer au greffe du tribunal de Compiègne, l’empreinte de la marque qui doit être apposée sur tous les bestiaux qui vont en pâturage ; et de remettre le fer de cette marque en mon bureau.

Quant au hameau de La Brévière, voici les limites du pâturage qui lui est accordé : le Grand Octogone, depuis le carrefour Bourbon jusqu’au carrefour des Princesses, la route de Champlieu jusqu’au carrefour d’Actéon, le Petit Octogone jusqu’au carrefour de Bourgogne, la route de Morienval jusqu’au chemin d’Orrouy, le chemin d’Orrouy, les limites de La Brévière jusqu’au carrefour de l’Oiseau, la route du Pont de Palesne jusqu’au treillage de Malassise, la route de Malassise jusqu’au carrefour de ce Malassise, le chemin des Plaideurs jusqu’au Grand Octogone, le Grand Octogone jusqu’au carrefour Bourbon.

Le pâtre de La Brévière pourra aussi mener les animaux confiés à ses soins dans la partie de forêt limitée par les routes du Grand Marais et du Grand Octogone, la route tournante du grand Marais et le treillage du Nid de Grue.

            Veuillez agréer…

Par rectification les limites de pâturage de la commune de St Jean ont été réglées de la manière suivante. Au lieu de la route des étangs de Batigny, le troupeau pourra s’étendre jusqu’au bas de la côte de la Héronnière et jusqu’au carrefour de la Lice. Vers les Mares de Jaux le troupeau pourra s’étendre dans toute la vieille futaie1 ».

1 Archives municipales de Saint-Jean-aux-Bois

 

Article 69C’est délimitations étaient fixées con-formément à l’arti-cle 69 du code forestier, qui était sans cesse rappelé.

 

En outre, chaque demandeur devait s'engager person-nellement en signant en face de son nom, au bas d'un texte dont les termes pouvaient variés au fil du temps, mais dont le fond restait le même :


« Les soussignés habitants de la commune de St Jean aux Bois et hameaux dépendants, reconnaissent que jusqu'à présent ils ont joui sans titre apparent de tout ce qu'ils ont obtenu dans la forêt de Compiègne, comme chauffage et pâturage ; ils viennent en conséquence solliciter de Monsieur l'Intendant général de la liste civile, la continuation de cette tolérance à titre de permission en se réservant toutefois de faire valoir leur droit d'usage s'ils en avaient d'acquis.

Ils s'engagent à obtempérer aux lois et règlements sur la matière et à soumettre annuellement la nomination de leur pâtre à l'administration ».

 

Autre exemple de texte manuscrit. 

 

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Par la suite le ramassage du bois mort sera lié au pâturage en forêt, les deux demandes d'autorisation faites par les habitants étant la plupart du temps formulées ensemble.

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 04:53

Les droits d'usages en forêt

 

Comme par le passé les deux principaux usages en forêt restent le ramassage du bois mort et le pâturage des bestiaux. Mais la forêt reste le lieu où les habitants trouvent d'autres ressources. Le ramassage des faînes, des feuilles mortes, des glands, des fougères, sont régulièrement pratiqués.

 

Léré note qu'au mois de juillet 1823, pour l'ensemble des communes de la forêt, il y avait 1 166 bêtes à cornes, (dont 53 pour les gardes forestiers) qui paissaient dans la forêt de Compiègne.

 

St Jean et La Brévière possédaient chacun leur troupeau : 70 bêtes pour St- Jean et 75 pour La Brévière et Malassise.

 

Le ramassage du bois mort et sec

 

Arre-te--de-1824.jpgC’est à la suite d’une lettre de l’inspecteur des forêts du département en date du 6 décembre 1823, par laquelle il informe le préfet « des abus qui se produisent dans l’exercice de la faculté accordée aux indigents de ramasser le bois mort et sec dans les bois de l’état », que celui-ci décide d’une nouvelle publication de l’arrêté du 29 vendémiaire an 12.

 

Il le fera par un nouvel arrêté en date du 13 juillet 1824 ; le Préfet y rappelle les dispositions qui doivent être respectées pour le ramassage du bois mort. Cet arrêté devait être publié et affiché par le maire. En outre il était tenu d’en faire une lecture publique pen-dant deux dimanches successifs, à l’issue de la messe paroissiale.

 

Vraisemblablement les résultats escomptés par ce rappel furent insignifiants, puisque par décision du Ministre de l'intérieur en date du 23 février 1828, l'approbation donnée par le Ministre de l'époque le 7 frimaire an XII (29 novembre 1803) à l'arrêté du Préfet du 29 vendémiaire est déclarée non avenue.

 

Le maire est donc prié de considérer comme nul et sans valeur cet arrêté ainsi que celui du 13 juillet 1824 et de s'en tenir dorénavant aux dispositions de la loi forestière du 21 mai 1827.

 

Que dit à ce sujet l'article 61 du code forestier de 1827 : 

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L'administration forestière avait jusqu'à présent laissé les usagers exercer ce droit par tolérance, ce qui pouvait laisser croire à ceux-ci qu'il en serait de même à l'avenir, et que cela les dispensait de faire des démarches pour conserver ces droits.

 

L'administration forestière rappelle même que si les textes de loi et décret (loi du 28 ventôse an XI et décret du 14 ventôse an XII) avaient été appliqués, les droits d'usage auraient été supprimés à ce moment-là.

 

Le Préfet demande donc au maire de faire publier cet article 61, afin que les usagers puissent faire reconnaître leurs droits pour ne pas encourir la déchéance prononcée. Et surtout il recommande au maire, si la commune et la fabrique possèdent des droits sur les bois de l’Etat, de s'assurer que ces titres soient reconnus par des décisions du gouvernement ou par des jugements ou arrêts définitifs. Dans le cas contraire, le Préfet demande que soit convoqué le Conseil municipal pour délibérer sur l'action à former afin de les faire reconnaître, la délibération devant être accompagnée des titres de propriété et de concession, et d'un mémoire explicatif en forme de requête. Si la commune n'a aucun droit, il sera nécessaire d'en donner avis.

 

Or, le conservateur qui avait demandé aux maires des communes limitrophes de celle de Compiègne, la communication de leurs titres relatifs aux droits d’usage, n'avait reçu que ceux de Saintines à la date du 4 décembre 1827.

à suivre…

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 05:47

Les dernières nouvelles

 

Encore une belle réussite pour l'association "Des orgues pour Saint-Jean-aux-Bois". Ces quelques photos en témoignent.

 

Malgré un temps très maussade, les amateurs de musique s'étaient déplacés nombreux pour assister à ce magnifique concert.

 

Après les mots de bienvenue du président …

 

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… l'orchestre Col'legno, sous la direction de son chef Alain Rémy, ouvrait cette soirée consacrée à Giovanni Battista Pergolesi avec la symphonie "O Frate `nnammorato".

 

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Suivie du concert pour violon avec en soliste Isabelle Rémy. 

 

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La soirée se poursuivait avec le "Stabat Mater" avec les solistes Emmanuelle Lefranc, soprano, et Hélène Staub, mezzo soprano.

 

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Les artistes sous les ovations du public

 

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Merci aux musiciens, à leur chef et aux solistes qui ont affronté le froid pour nous offrir ce magnifique concert.

 

L'orage qui a éclaté pendant le concert ne l'a heureusement pas perturbé. Mais quelle surprise de voir à la sortie, la place toute blanche, sous une couche de grêlons.


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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 05:55

 

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Photos sous la neige

 

Je sais! Vous allez dire: "Des photos de Saint-Jean sous le neige c'est du déjà vu!"


C'est vrai ; ce qui l'est moins, c'est que celles-ci ont été prise le 12 et 13 mars 2013 et qu'elles méritent, à ce titre, d'être classées dans les annales villageoises.


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Le 12 au matin, vers 8 heures un ciel chargé de neige, après les chutes de la nuit.

Le 13 au matin un ciel radieux, pas un nuage.


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oh lève toi soleil!

 

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Photos prises entre 7h40 et 8 heures.


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La rue des Plaideurs, d'un côté…


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… comme de l'autre ; ce n'est pas mieux!


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Elle! Elle en a vu d'autres!


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Vue des deux bouts, la rue des Abbesses grelotte.


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Toujours aussi majestueuse.


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A voir la neige immaculée, visiblement personne n'a eu besoin d'un urgent acte d'état civil.


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Par la rue du Couvent, le marronnier guette le printemps.


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La porte de la ferme ne parait pas surprise.

 

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Et maintenant nous rentrons. Il fait quand même moins 9.


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L'air vif ça creuse. Alors…

 

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